Cela a flashé aussi frénétiquement que sur les marches du Festival de Cannes le 14 janvier sur la rocade de Rouillac. Ce jour-là, quasiment toutes les voitures qui circulaient route de Saint-Jean-d'Angély ont eu droit à une photo siglée gendarmerie nationale. Aucune épidémie de chauffard n'a pourtant frappé le secteur ce jour-là. «Sur cette route, même si elle est en agglomération, la vitesse est limitée à 70 km/h», indique Michel Trainaud, le maire. Les gendarmes venus d'Angoulême pour contrôler ont manqué de noter cette subtilité. Quand ils se sont installés sur le bas-côté, ils ont réglé le radar à 50. «Toutes les voitures qui sont passées ce jour-là ont été verbalisées, décrit le maire. Et certaines plusieurs fois.» L'arrivée des PV a provoqué la colère et la mairie s'est transformée en bureau des doléances. Surtout que dans ces cas-là, même si l'erreur est reconnue, le verbalisé doit d'abord payer, ensuite contester puis attendre d'être remboursé. «Demander à un smicard qui n'est pas en tort de payer trois PV et d'attendre d'être remboursé, c'est pas possible», estime Michel Trainaud. Il a pris le dossier en main, contacté le colonel de gendarmerie Yann Tréhin. Le colonel a décidé d'annuler la journée entière de PV sur Rouillac. «Les personnes verbalisées n'ont pas à payer. Quant à celles qui ont déjà réglé l'amende, elles seront remboursées». Trainaud, ça rime avec Zorro!